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Traduction de l'allemand par Bruno (janvier 2008)
Un nombre croissant de personnes avisées, notamment les allergiques qui n’ont de toute façon pas le choix, choisissent du coton bio pour leurs vêtements. Malheureusement, une certaine confusion s’est installée à ce propos chez les consommateurs: en effet, il y en a beaucoup qui pensent que le label Ökotex signifie, entre autres, que le coton utilisé est bio.
C’est faux. Le label Ökotex suit d’autres critères, qui n’incluent pas que le coton doit être bio. Si vous souhaitez réellement avoir du coton bio, il faudra donc vous reporter à l’étiquette.
Néanmoins, et c’est là que les malentendus continuent, un habit fabriqué en coton bio n’est pas forcément „naturel“. Pourquoi? Et bien, parce que „coton bio“ signifie simplement que le coton est bio à la récolte, en d’autres mots qu’il est issu d’agriculture biologique contrôlée. Mais ce que l’on fait de ce coton bio par la suite est déjà une autre histoire. Car l’apprêtage (c’est-à-dire la transformation du coton en tissu) peut se faire de manière mécanique, mais aussi chimique. Ensuite, il y a encore les couleurs, les accessoires et j’en passe. Cela signifie donc qu’à la finale, vous pourrez tenir en mai un T-Shirt fabriqué bien sur en coton bio, mais ayant subi toute une panoplie de processus chimiques douteux.
C’est bien pour cette raison qu’il y a les labels, me direz-vous. Et puis, si on ne peut pas se fier à Ökotex en ce qui concerne le coton bio, il y en a bien d’autres comme le label Naturtextil du IVN (Association allemande du textile naturel) par exemple. Je répondrais oui et non. En effet, les labels représentent sûrement une aide appréciable pour l’orientation du consommateur. Mais au-delà de cet atout incontestable, les labels ont un problème majeur : c’est celui de la loi du marché. Car pour gagner plus d’adhérents, surtout des plus grands pour obtenir plus de produits labellisés – une démarche positive en soi vu qu’il est important de sensibiliser autant les fabricants que les consommateurs pour des critères écologiques – les critères sont souvent sapés. C’est ce qu’on appelle les compromis.
Il est donc toujours préférable de ne pas se fier aveuglement aux labels malgré les avantages qu’ils présentent, mais de s’orienter successivement à des fabricants et commerçants de confiance. Sans exclure d’emblée les grandes entreprises, il va de soi que le contact personnel sera toujours à la base de cette confiance. Car il est presque impossible de connaître tous les critères à 100 %. Sans vouloir juger, nous avons vu cela pour Ökotex, pour Naturtextil qui autorise par exemple 30 % de polyester (à cause d’un „grand“ d’ailleurs, qui „ne peut pas faire autrement“), mais c’est aussi le cas des „incontestables“: le label Skal par exemple, qui garantit un coton bio de très bonne qualité cultivé de manière équitable, est vraiment excellent. Mais Skal ne certifie que l’étoffe, ce qui signifie que vous ne pouvez pas vous y orienter pour acheter des vêtements ! En d’autres mots, ce label Skal vraiment super, vous ne le trouverez malheureusement jamais sur une blouse même de la plus haute qualité. L’organisme de certification est en train de créer un label annexe pour les vêtements, mais cela expose un autre ennui : celui du prix. La certification est très chère, et ce prix, c’est finalement vous en tant que consommateur qui le payez. Voilà qui explique le prix exorbitant de certains vêtements bio.
C’est pourquoi certains fabricants décident finalement de ne pas adhérer aux labels alors que leurs produits excellent. Est-ce bien? Ne l’est-ce pas? C’est un choix, tout simplement. Un choix que vous pourrez faire aussi, en vous orientant bien sur, si vous le souhaitez, aux labels divers ; mais surtout en y regardant toujours et encore de plus près. C’est notre tâche à nous de vous aider dans cette démarche, par des informations comme la présente d’un côté, et par une sélection rigoureuse des fournisseurs de l’autre. Ensemble, on va bien y arriver !
_________________ modo, maitre des lieux et à votre service
Guillaume
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